BOURLON Mélanie

Mélanie BOURLON

Le papier mâché, éloge de la simplicité…

Le travail de Mélanie s’inscrit dans une démarche de simplicité au sens noble du terme.
L’artiste cultive un jardin ou l’être prend le pas sur l’avoir. Mettre en valeur les choses les plus simples qu’on ne regarde pas est un parti-pris de l’artiste.
Le choix des matières dîtes pauvres, brutes ou peu onéreuses que Mélanie glane, récupère puis détourne, illustre son univers de fables dans lequel elle se joue des modes et des époques, toujours dans un souci d’esthétique du beau, fait avec peu de choses. Le motif, qu’il soit animal ou végétal, connaît une renaissance, une revisitation naturaliste de ses mains.
Le papier mâché est une vraie rencontre pour Mélanie Bourlon. Une rencontre forte et intimiste qui remonte à ses années de chine. A l’époque, elle collectionnait les vieux papiers, papiers peints et autres pages parcheminées de livres anciens. C’est une farouche fidélité qui lie l’artiste à cette matière si pauvre parfois, mais si reconnaissante, si docile, si obéissante …
Sous ses doigts, le papier mâché prend forme, âme et presque cœur !
Lorsque l’on pénètre dans l’univers de Mélanie Bourlon, on change d’espace-temps, on glisse dans une autre époque, celle d’avant ! Quand le temps prenait le temps …On franchit la limite entre le réel et l’irréel.
On souhaiterait revêtir ses corsets de dentelles et ses escarpins de brocard… On s’attend à ce que les animaux qu’elle crée parlent soudain. L’artiste arrête le temps en créant un bestiaire fantasmagorique, des vêtements et accessoires très XVIII°, ou des objets de hasard qui viennent se succéder à tour de rôle dans son merveilleux « cabinet de curiosités »

L’artiste, telle qu’en elle-même !

Mélanie Bourlon adore comprendre, capter, analyser, aller plus loin encore dans l’étude de l’objet et du vivant pour le restituer ainsi au public, le « vulgariser » au sens noble du terme, avec générosité et sans rien trahir de cette nature qui lui est chère.
Au fur et à mesure de l’avancée des années, elle travaille ses œuvres avec un regard d’ethnologue, d’insatiable passionnée et de « petite main » de la
couture … sur papier mâché !