RANNINGER Jeanine

Jeanine RANNINGER

De son enfance au Maroc, elle garde le souvenir d’une « séghia » généreuse en argile avec laquelle, durant les heures les plus chaudes, les pieds dans l’eau à l’ombre d’un imposant figuier, elle confectionnait quelques figurines naïves.
Depuis lors, l’idée de travailler cette étonnante matière ne l’a guère quittée et c’est après avoir élevé ses enfants que l’envie s’est faite plus précise.
Elle ne peut désormais concevoir ses journées sans la compagnie de cette « Amie chère » à laquelle elle dédie ce petit poème :

HYMNE A L’ARGILE
Argile quand tu nous tiens
C’est comme un grand Amour
Qui veut couper le lien
Mais qui revient toujours !
Pétri comme un levain
Ton beau corps de velours
Imprégnera mes mains
De formes et de contours
Mériteront détour !
Tu donnes ou tu retiens
Tes formes généreuses
Et quand tu le veux bien
Je suis ton amoureuse !
Argile, tu me tiens bien
Je t’aime un peu d’Amour
Sans toi je ne suis rien
Qu’une heure au bout du jour !